17 décembre 2014

Folégandros – pour épargner vos mollets, prenez le bateau

Si vous venez à Folégandros avec de jeunes enfants, vous n’aurez pas pléthore d’endroits où aller vous baigner sans entendre moult récriminations : le port de Karavostasis dispose bien d’une petite plage de galets facile d’accès, mais patauger dans une eau où les bateaux font trempette n’est pas très engageant. Un bus relie Chora au village d’Agali et à sa plage de sable ; mais étant la seule accessible par une route asphaltée, cette dernière souffre vite de sur fréquentation et de nuisances sonores. Il faudra marcher une bonne demi-heure sur le chemin qui longe la côte pour relier la jolie crique d’Agios Nikolaos, toute calme en septembre, bordée de tamariniers.

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Le lieu est plaisant, les eaux bien claires, le silence souverain, notre plage durant le séjour. Pour le reste, il faudra jouer du jarret et supporter les remontées éreintantes sous le soleil après la baignade ; si les descentes des crêtes vers la mer se font sourire aux lèvres, les retours sur les hauteurs escarpées requièrent quelques efforts et de bonnes chaussures, de quoi y laisser tout le bénéfice du bain rafraichissant.

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De Karavostasis, partent de petits bateaux bien équipés pour une journée autour de l’île, balade très agréable en fin de saison lorsque vous vous retrouvez à dix, sur un bateau prévu pour trente. Chacun trouve son espace, l’équipage est détendu et le programme peut être aménagé sans souci. Nous avons suivi la côte Sud et ses falaises de craies rectilignes jusqu’au premier arrêt baignade dans la baie bien encaissée de Livadaki : une nature brute, vierge de toute construction, aux eaux turquoises illuminées de soleil. La joliesse, la sérénité, la quiétude du lieu, distillent de bonnes ondes dans notre petit groupe où la bonne humeur est contagieuse.

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Nous nous arrêterons ensuite dans une petite crique pour que les amateurs de plongée profitent des fonds rocheux et des grottes creusées dans les à-pics, avant de revenir vers Agios Nikolaos, où les amateurs de bronzette iront se faire rôtir la carnation à l’heure de la sieste, tandis que certains comme nous préféreront rester à bord du bateau pour multiplier les plongeons. L’après-midi prendra fin sur la belle plage de Katergo, dessinée entre les rochers, un peu longuette à rallier par un chemin de terre depuis Karavostasis, mais si délicieuse quand on vous y mène par la mer. J’imagine bien qu’en plein mois d’août, ce genre d’excursion n’a sans doute pas la même saveur. Mais économiser ses gambettes l’espace d’une journée, se baigner dans des eaux cristallines inapprochables à pied, appréhender une île par le tracé de ses côtes, accoster sur une plage totalement déserte, partager avec d’autres visiteurs notre attachement pour la Grèce autour d’un tsipouro bien servi après le dernier bain, est totalement délectable !

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10 décembre 2014

Folégandros - Ano Meria (ou Pano Meria), du vent et des pierres

De Chora, en suivant l’unique route qui griffe Folégandros, on parcourt une ligne de crêtes pelées, ocres et desséchées ; cette saillie escarpée déroule de grandioses points de vue des deux côtés de l’île, dans une solitude absolue ; des champs, des murets, une nature sèche, le silence, mais des parfums qui montent sous le soleil à vous faire tourner la tête.

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En quarante-cinq minutes à pied, on atteint le village d’Ano Meria, qui s’étire le long de la route sur plus de trois kilomètres. Contrairement aux autres villages, pas de place principale, de point d’encrage, de ces lieux conviviaux où se retrouvent le soir les habitants. Les bâtiments sont disséminés, sans marque tangible d’un lien social fort. Visiblement, Ano Meria respire un peu différemment. Le mode de vie austère est toujours de mise, conséquence des pénibles conditions d’exploitation des terres : le sol est pauvre, aride, anémié par des bourrasques du diable. Les murets de pierres plates ne délimitent pas seulement les propriétés mais tentent comme ils le peuvent de retenir la fine couche de terre qui dégringole vers la mer pendant les fortes pluies d’hiver.

Le village a gardé sa particularité architecturale, la θεμωνια, habitation traditionnelle où chaque famille au sens large vit en quasi-autarcie. Il s’agit d’une petite unité agricole auto-suffisante, indépendante, qui permet à plusieurs générations de couvrir ses besoins alimentaires. On y retrouve les mêmes éléments groupés, les maisons des différents descendants, une aire de battage, le réservoir d’eau, les étables, le potager, le pressoir, le poulailler, quelques oliviers et les terres cultivables.

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Le village a quelque chose de perturbant car le saut dans ce temps figé n’a pas de préliminaires. En déambulant dans les petits chemins qui sinuent autour des bâtiments, on croise toutes les manifestations d’une manière de vivre ancestrale, pétrifiée. Nous nous perdrons deux bonnes heures dans le village sans croiser un seul bipède, saoulés de vent, jusqu’à l’arrivée des âniers venus chercher l’eau à la citerne. Deux heures à se faire étriller par les rafales qui glissent sur les collines dégarnies, les oreilles vrillées par leur sifflement ininterrompu, les yeux grand-ouverts devant ce morceau d’histoire qu’offre Ano Meria. J’ignore combien de temps encore les villageois resteront fidèles à leurs traditions. Mais si vous passez par là, il serait dommage d'ignorer ce témoignage d’une Grèce très authentique. Pour les bons marcheurs, de nombreux sentiers partent ensuite pour la côte la plus déserte de l’île, tout au bout vers le Nord. Elle me rappelle décidément beaucoup certains coins du Finistère, cette île de Folégandros…

 

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03 décembre 2014

Chora de Folégandros… trois nuances de grâce.

Les « chefs-lieux » des îles sont souvent bâtis sur les hauteurs, pour préserver les populations des invasions et de la piraterie. Folégandros a posé le sien en à-pic d’une falaise de 200 mètres, malmenée par le vent et les déferlantes.

Le kastro, comme celui de Sifnos, marque le village d’une empreinte d’un autre temps. On y accède à partir de la deuxième place, bordée de ses remparts immémoriaux (la première mouture du kastro date du XIII ème). Les habitations sont là aussi enserrées dans l’enceinte extérieure, sur le côté mer directement à l’aplomb de la falaise. Á l’intérieur, c’est le même alignement de maisons blotties les unes contre les autres, de vieux balcons de bois, de passages dérobés, de ruelles étroites, de galeries qui relient entre elles certaines des demeures. L’organisation de l’espace raconte les dangers, les moyens de défense, les villageois tapis et à l’affût. Aujourd’hui, le kastro est le lieu le plus calme du chora, retapé mais pas trop, dépourvu de tavernes et d’hôtels, une enclave historique bien vivante, colorée, qui a su garder son relief.

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Le chora, qui épouse ensuite les courbes plus douces de l’intérieur des terres, est un beau village cycladique traditionnel construit autour de ses quatre places, abondamment fleuri, ponctué d’un nombre impressionnant de chapelles et d’églises, plus nombreuses que les tavernes. Le soir, le village s’allume, les terrasses des tavernes, bien à l’abri du vent sous les arbres, bruissent des conversations, les touristes s’interpellent, échangent leurs coups de cœur du jour ou leurs mésaventures dues à Air France, car on finit toujours par se croiser dans une île de 32 km2. Très peu de boutiques touristiques, deux, trois bars discrets pour siroter un ouzo, une boulangerie et un glacier excentrés dans les petites rues et c’est tout. Le matin, ce sont les marcheurs en route pour l’arrêt de bus qui arpentent les rues silencieuses.

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Tout en haut de la première place, au bout d’un lacis blanc qui serpente doucement sur la colline, se dresse l’imposante église de la Panagia, qui domine de toute sa masse crayeuse la côte Nord de l’île. Á l’abri de son mur d’enceinte, ses larges flancs abritent un lieu de culte un peu mastoc, qui manque de finesse et d ‘élégance. Mais l’essentiel n’est pas là ; il l’est, dans cette « citadelle sacrée» érigée, qui veille sur le chora et son kastro, vers laquelle on se dirige entre chien et loup pour regarder le soleil s’éteindre dans les flots. Ceux qui arpentent le chemin prennent leur temps, s’arrêtent à chaque méandre pour embrasser du regard le paysage sauvage et rude, s’imprègnent de cette nature brute comme on se fait doucher par des embruns. On sent que quelque chose nous dépasse, surtout lors de ses soirs de septembre déjà frais et venteux, où l’on se fait un peu malmener par les bourrasques. On se pose alors de longues minutes, les yeux fixés vers le large, un vague sourire aux lèvres, en affinité avec les éléments. Le soleil disparaît, les lumières fléchissent, le ciel se teinte d’un doux gris laiteux, les reliefs s’estompent et on se sent bien.

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21 novembre 2014

Folégandros pratique

C’est bien joli de poser le pied sur une île, indemne de la déferlante touristique, passé le 20 septembre mais on se coltine alors des soucis de bateau insoupçonnés : soit, on rentre au Pirée après 10 heures et demie de traversée sur un placide bon gros ferry bien lent de chez Ventouris, soit on s’entasse dans un Seajet prétendument rapide, sauf qu’il accumule immanquablement des heures de retard. Nous fuyons habituellement cette compagnie, pour ses tarifs ruineux, ses mauvaises conditions de trajet en vase clos, la mauvaise humeur de l’équipage (même si je les plains volontiers de travailler dans ses conditions) et le stress des débarquements où l’on se fait houspiller sans ménagement. Hellenic Seaways n’assure la traversée qu’en juillet et août, on se retrouve donc devant une alternative binaire assez simple. Sauf que le Ventouris ne passe pas tous les jours et que le Seajet va se révéler plein comme un œuf quatre jours à l’avance. Hors saison, le plus simple est d’effectuer un vol A/R Paris-Santorin et de relier ensuite Folégandros par ferry, solution plus rapide, plus sure et moins onéreuse. 

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Á chaque arrivée de ferry, le bus attend les nouveaux venus et monte à Chora en dix minutes; pas cher et pratique. Deux possibilités ensuite pour se loger ; les beaux hôtels avec piscine et tarifs à l’avenant, où les chambres chez l’habitant, plus simples mais plus conviviales quand on aime échanger avec les locaux. Bonne pioche cette fois encore chez Spyridoula : 35 euros la nuit, au calme, à deux pas du centre animé de Chora, entièrement piéton. Si vous arrivez comme nous un peu tard, vous humerez les senteurs sucrées de son Cestrum nocturnum (j’en ignore le nom en grec), arbre à fleurs blanches au parfum de miel et de cannelle, qui embaume toute la petite rue dès la tombée de la nuit.

Côté fourchette, voilà un petit florilège des tables testées. Nous avons juste été déçus de ne pas pouvoir goûter la spécialité locale, la matsata (pâtes locales qui accompagnent la viande de lapin ou de coq en sauce), plat trop nourrissant le midi par des températures encore bien chaudes mais visiblement plus disponible le soir fin septembre… grgrgrgrrrrr !

- I Pounta (première place*), près de l’ancienne station des bus. Un lieu où l’on se pose à toutes heures du jour, très apprécié des habitants de Folégandros. Ne pas se fier aux trois, quatre tables qui donnent sur la place, mais passer dans le joli jardin, derrière, pour un copieux petit déj, un yaourt au miel de fin d’après-midi, un apéro, un café... Souvent de la musique classique, des chats qui folâtrent, d’excellents vins et une table reconnue pour le soir. A fréquenter sans modération.

- Nicolas Michailidis, (deuxième place) immanquable avec son fatras de livres, de cartes, sa chaise réservée et ses affiches où il annonce ses goûts pour les touristes blondes. J’avais lu sur l’endroit des critiques élogieuses et d’autres assassines. Nous nous rangerons à l’avis de ces derniers, exaspérés par son menu incompréhensible de plusieurs pages, son arrogance, son sans-gêne et son café pas terrible. Ici, le sourire est en option et la parole, rêche. Passez votre chemin.

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- Á côté, son voisin, Araxe, rare taverne ouverte toute l’année, souvent choisie comme lieu de petit-déjeuner par les touristes, pour la bonne humeur de son serveur (à moins qu’il ne soit le patron ???). Bavard, affectueux, généreux (il a vite compris mon addiction au miel et m’en servait plus que de raison), on vient papoter avec lui tôt le matin à la fraîche et lui faire travailler son français. Pour les dîners, nous avons préféré tester les tavernes réputées pour certains plats.

- O Kritikos (3ème place), fameux pour la qualité de sa viande et ses grillades. J-P a confirmé l’excellence des padaïkia, tandis que je régalais d’un briam amélioré de citron et d’artichauts. Beaucoup de monde, service « tonique », haut niveau sonore, mais cuisine simple et goûteuse comme on l’aime. 

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- To Sik, toujours sur la 3ème place mais à l’opposée du précédent et aussi de sa cuisine très carnée. Si on trouve sur la carte quelques plats de viande, To Sik fait la part belle aux légumes, soupes, céréales, herbes, salades et fromage. Un paradis pour les végétariens. Rien de tristounet dans l’assiette, c’est coloré et plein de saveurs.

 - Chrisospilia (tourner à droite après la quatrième place et tout droit). Taverne classique de poissons que l’on va choisir en cuisine. Patron enjoué et prix modérés.

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- Zefiros Anemos (tourner à gauche après la quatrième place et tout droit, tout droit, encore tout droit). Lieu chaudement recommandé par notre logeuse, à juste titre, puisqu’il s’agit certainement de la meilleure table de Chora. On change de catégorie pour une cuisine plus élaborée, plus fine, de bons vins et de succulents poissons et fruits de mer, dégustés au calme dans un beau jardin. Service attentionné et courtois.

Et pour les becs sucrés, les amateurs de douceurs, les gourmands, excellente gelateria italienne en partant à droite d’Araxe - vous ne pouvez pas vous tromper, pas d’autres endroits où savourer une bonne glace et surtout, la boulangerie Αρτος και γευσεις, toujours en partant à droite d’Araxe ; on entre pour voir, pour humer et puis, on goûte et … on succombe. On revient avec un tas de petits gâteaux fondants, craquants, moelleux, savoureux. Succulents, je vous dit !

 

* On se repère à Chora en suivant la succession de places qui dessinent le village. Un peu déroutant au début mais on s'y fait vite.

 

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14 novembre 2014

Prélude à Folégandros

 

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En voilà une qui n’avait sur le papier l’air de rien : un caillou aride, trois villages, une seule route, des plages peu accessibles, un vent du diable et des habitants présumés tout aussi austères que leurs collines. En ce qui nous concerne donc, une promesse de bien-être permanent. C’est peu dire que nos aspirations les plus démesurées aient été comblées au-delà du nirvana attendu. Si votre petit cœur bat la chamade au seul nom d’Amorgos*, si vous avez élu plus beau castro des Cyclades celui de Sifnos, si vous soupirez de nostalgie en feuilletant vos photos d’Ithaque, Folégandros c’est un peu beaucoup tout cela, en mieux encore. C’est avant tout une île rurale escarpée, râpée, où la main de l’homme s’échine à modeler les terres peu arables à grand renfort de murets de pierres plates et de cultures en terrasses. Pas de constructions anarchiques, de paysages altérés par du bétonnage, l’habitat se concentre en quelques points et le territoire appartient aux ânes et aux chèvres. Á perte de vue, une terre brûlée par le soleil, d’où émerge une pagaille de pierres chamboulées. Rien de gentillet, de vraiment dompté, Folégandros est rêche, rugueuse mais jamais inhospitalière.

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Le Routard m’avait un tantinet refroidie en soulignant que l’île devenait courue et subissait un début de développement fracassant… est-il taquin ce Routard parfois ! Certes, quelques hôtels, plutôt haut de gamme, ont émergé à l’entrée du chora mais ça reste discret et très mesuré. Les spécificités de Folégandros l’éloignent d’un raz de marée touristique pour les simples raisons que l’île se découvre avec les pieds, et que les plages demandent de bons mollets. Peu de familles avec enfants, plutôt des quinquas en forme ou des jeunes, amateurs de marche et de calme ; les fêtards ne trouveront aucun bar branché, surtout pas en bord de mer, totalement préservé des tavernes bruyantes, des parasols et autres transats bien laids. On se lève et on se couche tôt, même quand on est grec (fermeture des tavernes à 23h fin septembre).  On y croise pas mal d’Anglais, beaucoup de Français, quelques Allemands et des Nordiques. Il est bon aussi de savoir qu’à Folégandros, on a tendance à oublier fréquemment son maillot de bain (bizarre !) et à se baigner alors sans problème, en tenue d’Éve ou d’Adam. La plage la plus facilement accessible l’interdit clairement, plage d’ailleurs beaucoup plus fréquentée, surtout par les familles grecques.

Si le relief de l’île est abrupt, ses côtes le sont tout autant ; à-pics, dégringolades de rochers, découpes tranchantes, rocs acérés, anses équarries, on plaindrait presque les pirates qui ont dû avoir fort à faire pour accoster sans y laisser leur chemise. Peu s’en faut que certains endroits me renvoient illico dans le Finistère, surtout lorsque le vent siffle entre les murets de pierre et que les rafales envoient valser les flots sur les brisants. La mer Égée a soudain un petit goût d’Atlantique très inattendu…

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Je voudrais pour clore ce préambule m’inscrire pleinement, totalement, entièrement en faux, contre cette réputation d’accueil supposé « frileux » des habitants de Folégandros. Les locaux que nous croiserons sur l’île, bergers, cultivateurs, éleveurs, âgés pour la plupart, ne sont pas différents des autres îliens, taiseux et impassibles. Si vous les saluez avec le sourire, si vous vous mettez un peu en retrait de leur activité, si vous prenez le temps d’apprécier leurs gestes séculaires, si vous leur demandez poliment dans un grec, même très approximatif comme le mien, de les photographier avec leurs bêtes « Με συγχωρείτε κύριε, μπορώ να σας φωτογραφίσω παρακαλώ** », vous ne devriez pas subir de rebuffades. Mais si on se comporte en touriste conquérant qui veut juste alimenter son compte Facebook…

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Le soir de notre arrivée tardive à Chora, nous nous sommes retrouvés sans bagages, suite à une fâcheuse inversion de sacs*** sur le ferry (A. a pris les bagages de B., qui a pris les bagages de C., qui n’a pas pris les bagages de A.…). Notre logeuse, pourtant maman d’un bébé, l’agence de voyage locale, la compagnie de ferry, le responsable de la taverne du coin, tous se sont mis en quatre pour nous aider. Il était 22h30, nous arrivions de Paros, nous étions de parfaits inconnus et pourtant, ils ont chacun mis un terme à leur activité pour nous trouver une solution et nous éviter ainsi un aller-et-retour au Pirée. Sans leurs interventions conjointes, je doute fort que le ferry suivant nous ait rapporté notre sac, ce qui fut pourtant fait. Comme marque tangible d’hospitalité, on ne peut pas faire plus et c’est une chose qu’on oublie pas…

 

*Amorgos, île où ma moitié refuse catégoriquement de retourner, conséquence sans appel de la soi-disant traumatisante et éprouvante remontée pédestre de la plage d’Agia Anna, au pied de la Panagia Chozoviotissa… grincheux, va !   

** j’ai bien dit approximatif

*** ça nous apprendra à avoir tous les gros sacs Cargo Eastpak NOIRS

 

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