01 novembre 2014

Parce que l'on passe toujours par Naoussa...

Non, Naoussa n’est pas seulement le lieu « chic et branché » de Paros, où quelques célébrités parisiennes ont posé leur sac. Si vous avez la chance de fréquenter le lieu hors saison, - mais ce présupposé est valable pour nombre d’îles -, ce vieux port de pêche de carte postale, croquignolet et photogénique en diable, saura exercer sur vous toute sa séduction. C’est vrai qu’il en fait presque trop, avec son petit fort vénitien en ruines, sa chapelle blanche, les barques des pêcheurs qui se gondolent doucement, les poulpes séchés au soleil, les petits volets bleus ou verts qui tranchent sur la chaux des maisons cubiques, les ruelles fleuries… on se dit à chaque visite qu’on ne va plus s’y laisser prendre et… peine perdue, on se laisse abuser comme deux bleusailles. C’est surtout le matin que la magie opère, lorsque Naoussa est encore silencieuse et que la lumière douce du soleil semble dorer la mer. Certes, les collines autour du village sont vilainement ankylosées de constructions passablement hideuses, mais le vieux port reste lui, délicieux.

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Sur le quai, des navettes font des allers et retours vers les plages de Kolymbithrès, de Monastiri ou de Lagueri. Kolymbithrès est la plus célèbre et l’une des plus fréquentées (même en juin et en septembre), avec ses rochers aux formes bizarres qui dessinent des petites criques bien abritées. C’est à faire au moins une fois, surtout avec des enfants qui s’amusent beaucoup à plonger dans ce désordre de pierres. Pour être plus au calme, nous préférons les toutes petites criques que l’on trouve avant la grande anse de Monastiri, (moyen de locomotion obligatoire). Comme les photos l’attestent, la fréquentation reste très raisonnable … et en continuant à pied vers le Nord, se dressent les falaises du cap Almiros, le monastère Agios Ioannis et le parc culturel de Paros, sorte de friche pour bateaux en cale sèche, où sont organisées des soirées et concerts de toutes sortes.

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29 octobre 2014

Paros de l'intérieur

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On ne vient pas uniquement à Paros pour sa dolce vita, ses jolies plages de sable, le port de Naoussa, mais aussi pour ses très beaux villages intérieurs, bien desservis par les bus qui vous emmènent vous baigner à Logaras, Pounda ou Golden Beach (Chryssi Akti). C’est tout simple, il suffit de suivre la ligne, de descendre vous promener et siroter un café, et de reprendre le bus suivant jusqu’au prochain village.  Même s’il n’y a pas grand' chose à voir à Marathi, cette première étape est célèbre pour ses carrières, exploitées depuis l’antiquité pour la blancheur, la transparence et la finesse de son marbre. Extrêmement fragiles, seules de petites statues pouvaient être sculptées dans ces blocs : l’Hermès de Praxitèle, la Victoire de Samothrace, la Vénus de Milo, la Victoire de Paionios sont sortis des entrailles de Paros. Ce marbre d’exception est appelé « lychnitis », car extrait à la lueur des lampes à huile (Ληκυθος) des esclaves. Les carrières ont été exploitées de nouveau durant une partie du XIXe siècle, (les ruines des bâtiments sont toujours visibles) et ont servi, entre autres, aux bas-reliefs du tombeau de Napoléon.

Plus loin, on arrive à Kostos, tout petit village tranquille, doté de deux églises, d’une mignonne grand’ place, d’une taverne ombragée et de son kafeneion ; quelle que soit l’heure à laquelle nous passons, nous y voyons toujours un ou de deux popes attablés, papotant avec les papis du village. C’est fou comme en Grèce il existe des lieux où il est si difficile de s’extirper, une fois bien calé devant un frappé ou une Fix… la quiétude, le silence, la discrétion des habitants engendrent une forme de béatitude que l’on attrape très facilement.

Mais il est temps de repartir pour Lefkes, ancienne capitale de l’île, dont les maisons cubiques blanches (λευκος) dégringolent en amphithéâtre. Un peu en hauteur, entouré de collines en terrasses, sous la protection de vieux moulins, Lefkes déroule ses étroites ruelles bordées d’églises, de belles demeures classiques et d’habitations toutes simples bien fleuries : lacis de chemins dallés, de placettes, de murs chaulés, Lefkes n’a cependant rien d’un village de carte postale pour touristes : écoles, tavernes, cafés, les habitants y mènent la vie de tous les jours sans penser à défigurer le lieu pour vider les poches des visiteurs. Nous nous sommes de nouveau cassés le nez sur les portes décidemment souvent closes de l’église Aghia Triada, dont les guides chantent des louanges extasiées, pour ses ornements de marbre (iconostase, chaire, trône épiscopal) et ses icônes. Vous pouvez toujours vous consoler en allant faire un tour derrière l’église, sous les grands pins, jusqu’au cimetière où la vue sur les collines, jusqu’à la mer, est splendide. Si votre estomac commence à se manifester, remontez sur la place principale en haut du village et attablez-vous chez Clarinos, taverne familiale simple et conviviale, fréquentée par les gens du coin. De bonnes grillades pour les amateurs, goûteux plats de légumes pour les autres.

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En continuant vers la mer, on passe par Marmara (le marbre, toujours), autre petit village typiquement cycladique, avant d’arriver au très beau village de Marpissa. Le bus ne passe évidemment pas dans la partie ancienne, qui se découvre en hauteur, à partir de la place des Trois-Moulins. De nouveau ce même embrouillamini de venelles, de passages voutés, un labyrinthe blanc piqué du rose des bougainvilliers dont nous ne nous lassons pas. La concentration d’églises dans un si petit périmètre est impressionnante, on en croise parfois deux sur moins de cent mètres, toutes différentes, à dôme bleu, clocher de pierre, fronton ouvragé…

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De Marmara, si vous souhaitez une alternative plus calme à Pounda et Golden Beach, vous pouvez vous rendre sur la très jolie plage de Molos, encore préservée des locations de transats et de parasols. Nous n’y croisons que des Grecs, couples d’amoureux ou familles avec enfants en bas-âge. Il faut dire que cette plage de sable est parfaite pour les bambins, elle descend en pente toute douce dans une mer transparente, sans un rocher. Le site est magnifique, bordé aux deux extrémités par une chapelle, et au Sud par un tout petit port de pêche. Passé 19h, vous êtes tout seuls (juin et septembre, of course).

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23 octobre 2014

Parikia, un peu d'histoire à portée de main

Une pensée pour toi, Élo…

Les villages qui abritent le débarcadère des ferrys ont souvent tout de l’embarquement pour la déception. Ce sont en majorité des endroits « modernes » fabriqués, un peu trop neufs, sans caractère, rayés en front de mer par un alignement d’hôtels, de bars et de tavernes. On a alors hâte de monter vers le Chora ou le Kastro historique, bien à l’abri des pirates et des envahisseurs de tout poil. Paros* s’inscrit en antithèse et affiche ses legs du passé à hauteur de quai, dans son chef-lieu de Parikia.

Comme toutes les îles grecques après l’hégémonie romaine, Paros a vu défiler les mêmes vagues d’occupants : goths, slaves, byzantins, vénitiens, ottomans… Selon la durée de leurs « séjours » et leurs intentions, certains se sont juste essuyé les pieds dessus, quand d’autres bâtissaient, transformaient et marquaient profondément l’île de leur empreinte. Les byzantins ont édifié l’une des églises les plus anciennes de Grèce, massive, puissante, qui en impose toujours aujourd’hui. L’église, appelée Katapoliani (Á côté de la ville) ou Ekatontapyliani (Aux cent portes), ces deux dénominations étant utilisées parallèlement dès le milieu du XVIe, acquiert très rapidement prestige et influence.  De nombreux habitants de l’île, devenus des fidèles de ce nouveau lieu de culte, s’installent dans le quartier voisin ; on les appelle des παροικι (« qui appartiennent à la même communauté »). Le mot est resté jusqu’à désigner l’ensemble du village, Parikia.

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Comme à l’accoutumée, un édifice de cette importance ne sort pas de terre ex-nihilo car il faut montrer que la nouvelle religion a triomphé de l’ancienne : l’église Katapoliani a été édifiée au IVème siècle, sur l’emplacement de deux constructions successives pré-chrétiennes,  un temple antique, et un gymnase de l’époque romaine. Ce premier édifice modeste**, endommagé par un incendie, fut reconstruit sous Justinien, deux siècles plus tard, agrandi, agrémenté de voûtes et d’une coupole. Les chapiteaux et pilastres de marbre ont été « empruntés » au temple de Déméter, tout proche alors. Ensuite, les aléas des occupations successives, les pillages, les raids des pirates, le séisme de 1773 modifièrent l’apparence de l’église, qui fut rendue à sa forme première lors d’un important travail de restauration dans les années 1960.

L’église a aujourd’hui l’aspect d’un monastère, avec son mur d’enceinte, sa cour intérieure, son jardin et les cellules de moines… qui n’en abritent plus. Le bâtiment en croix grecque fait forte impression avec ses rangées de piliers, ses colonnades et sa large coupole. Le marbre sur la partie inférieur des murs, les pierres taillées de couleur des voûtes, la richesse de l’iconostase, le lustre imposant, l’or des icônes, vous tombent littéralement dessus : elle est à la fois sobre mais somptueuse, bien équilibrée mais remarquable, grandiose sans être grandiloquente. Sa chapelle Saint-Nicolas et son baptistère aux fonts baptismaux cruciformes, tous deux rescapés du IVe siècle, dépouillés, presque austères, émeuvent par leur simplicité et leur dénuement. On touche là à quelque chose d’originel, d’essentiel, qui vous remue singulièrement la corde sensible.

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Au XIIIe siècle, ce sont les Vénitiens qui se serviront des ruines des sanctuaires antiques pour ériger le kastro de Paros : des blocs de marbre, des morceaux de colonnes ont été intégrés au mur d’enceinte de la forteresse, que l’on atteint à partir de la vieille ville de Parikia. On monte doucement en lacis, dans d’étroites ruelles tachées du rose et du rouge des bougainvilliers, les petites maisons cubiques serrées les unes contre les autres, à l’abri des attaques des pirates ; passages voutés, placettes, chapelles discrètes, escaliers dérobés, l’ensemble a gardé son cachet, son charme, à deux pas pourtant des rues plus fréquentées où s’alignent les boutiques de souvenirs.

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C’est une des raisons du bien-être que l’on ressent à Paros, à savoir un équilibre, une coexistence réussie entre des lieux d’histoire et les impératifs économiques du présent. Entre un café et une épicerie, on peut toujours admirer la beauté des maisons de maître aux toits de tuiles, les balcons ouvragés, les corniches, des balustrades, des fontaines du XVIIIe siècle. Les magasins sont discrets, respectent l’harmonie des rues, se fondent dans le décor sans agressivité et coexistent avec l’église d’à côté et la demeure seigneuriale à blason du coin. Les enfants de Parikia jouent sur la grand’ place, on déguste une glace entre deux popes, on partage les fêtes du village, on se mêle à la population sans se sentir trop touristes ou étrangers, et on est vite intégré au tempo de l’île. C’est pourquoi on revient toujours à Paros, parce qu’on y a laissé un gros bout de soi et qu’on ressent toujours une bouffée d’émotion lorsque le ferry abaisse le battant du pont arrière, et que les ailes du moulin de Parikia se dessinent lentement…

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* Comme Naxos d’ailleurs

** Selon la légende, sainte Hélène et son fils l’Empereur Constantin, revenus de Palestine avec la Sainte Croix, seraient les fondateurs de l’église. 

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15 octobre 2014

Retour à Paros, l'île où tout va bien - Mise en bouche

C’est sans regrets ni nostalgie que nous avons quitté Santorin, dès potron-minet, debout à cinq heures pour ne pas manquer le ferry Blue Star ; nous laissons loin derrière le capharnaüm et le tintamarre, soulagés de nous retrouver bientôt « à la maison », de reprendre nos petites habitudes, de retrouver Parikia et son kastro, les plages de sable blond, le calme des villages intérieurs, un rythme de croisière plus nonchalant, qui pourrait rappeler celui d’un paresseux au sortie de sa sieste. C’est étonnant comme les journées peuvent défiler à Paros, alors que nous passons notre temps le museau vers le ciel, à respirer l’air du temps qui passe, sans risque aucun de surchauffe. Mon ressenti de l’île n’a pas bougé d’un iota au long de ces onze années, où nous sommes revenus régulièrement lorsque le besoin s’en faisait sentir : le même accueil, la même chaleur, un plaisant mélange de sérénité et d’allégresse. De plus, les sirènes du profit à tout crin et de la surexploitation immobilière sont passées très au large, préservant l’île des dommages constatés en Crète et à Corfou. Sages habitants de Paros !

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Inimaginable de ne pas nous poser de nouveau , pension maintes fois saluée par nombre d’internautes, qui ne tarissent pas d’éloges sur l’hospitalité, la gentillesse de Sofia et de Manolis. Nous avons vu leur fille et les arbres du jardin grandir, le français de Manolis devenir impressionnant, les lapins et les chats se multiplier, mais rien n’a changé dans leur manière de concevoir leur pension ; une grande famille où il fait bon vivre. Réservez très tôt, c’est plein de juin à septembre.

Aucune nouvelle table testée cette année à Parikia pour le dîner, tant nous aimons deux endroits que nous alternons, selon l’humeur du jour, l’Ouzeri Boudaraki et le Levantis. Le premier, situé très à droite sur le quai lorsque l’on a la mer dans le dos, est une petite taverne toute simple, pas chère, qui est restée fidèle aux plats traditionnels qu’elle sait faire. Mention spéciale pour les aubergines confites, plat modeste mais pourtant délicieux, qu’une certaine cliente québéquoise de ma connaissance prend même en dessert, c’est tout dire... surtout lors de soirées mémorables où la Suisse, la France et le Québec réunis, arrivent à faire plus de bruit que les tables de Grecs...content (108)

Avec le Levantis, au cœur du vieux Parikia, on monte en catégorie avec une cuisine plus élaborée et un cadre plus intimiste. Si les plats végétariens sont délicieux (linguine aux tomates rôties et sardines marinées, mijoté de légumes et d’olives, gnocchi maison à la roquette sauce aux noix), ma moitié se régale de l’agneau en feuille de vigne et féta aux herbes, du filet de porc aux pommes et aux raisins, sauce Mavrodafni, du ragoût de lapin au yaourt et aux aubergines. C’est aussi un des rares endroits où je prends un dessert, tout aussi pensé, construit, cuisiné, que les plats. L’addition s’en ressent mais reste en accord avec la qualité des mets.

Pour un petit en-cas, très bonne assiette de fromages grecs au Café Distrato, à savourer avec une Fix Dark, sous un arbre centenaire. Vous passerez obligatoirement devant ou dessous, en vous promenant dans les petites ruelles.

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Les bus se faisant plus rares en septembre, il est préférable d’opter pour la location d’une voiture où d’un scooter ; trois jours et demi de location d’un gros quad nous sont revenus à 55 euros, hors essence, ce qui reste accessible.

Pensez aussi à réserver très tôt votre ferry, si vous continuez votre périple vers une île moins bien desservie ou qui ne voit plus passer que la compagnie SeaJet. Les seuls billets restant en classe supérieure peuvent tout à coup sacrément grever votre budget…

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02 juillet 2011

Paros, Amorgos, Santorin, 10 ans après

J’ai découvert le visage des Cyclades à travers ces trois îles, au début des années 2000 (pas de photos, pas de numérique à l’époque…). Que m’en reste-t-il une décennie après ? Une sensation très nette de lumière, d’un contraste de couleurs qui ferait presque mal aux yeux, des bleus coupants, des blancs qui réverbèrent le soleil et éblouissent.

Paros est une porte d’entrée commode, pratique, parfaitement adaptée aux enfants. Grosse plaque tournante de ferries, elle est facile d’accès. Le port de Parikia est on ne peut plus fonctionnel et mélange de vieilles ruelles traditionnelles avec tout le confort que peut demander un touriste un peu exigeant. Bonnes adresses de chambres (coup de cœur pour la « Pension Sofia », un poil cher mais au petit soin pour les visiteurs), chouettes tavernes (Ah, les baklavas de « Boudaraki » !), des tables plus élaborées (« Levantis »), juste ce qu’il faut d’activité et d’ambiance le soir (cafés sympas, bonne musique…). Les plages de sable fin et blond sont légions (Pounda, Golden Beach, Logaras…), les villages du centre de l’île, des plus typiques (Lefkes, Podromos) et Naoussa (port de l’île célébrissime depuis que des peoples français y ont élu domicile) ne devraient pas vous décevoir. Paros ne demande aucun effort, tout est à portée de main, ou de bus et permet un premier contact attrayant avec les îles.

Pas du tout la même ambiance à Amorgos, où on effectue un bond dans le temps. Pour les amoureux de la nature, des grandes balades, du calme, il s’agit d’une île de choix, encore préservée et authentique. Tout le monde a vu le film de Luc Besson, donc, tous les français connaissent le Chora et le monastère de la Panaghia Chozoviotissa. Aussi beaux que sur la pellicule ? Oui, encore mieux. On trouve à s’y loger dans l’un des deux ports d’arrivée Aegiali et Katapola. Nous avions choisi l’hôtel « Voula Beach » à Katapola (bonne adresse), coquet petit village plus attachant d’Aegiali. Là aussi on trouve de très vieux villages (Lagada, Tholaria et Potamos) mais très peu de belles plages de sable facilement accessibles. Je me souviens que nous prenions un caïque à Katapola pour nous rendre sur une petite crique bien tranquille (hors saison, cela va sans dire) et qu’aucune autre plage de nous avait transportés, si ce n’est une, située au sud (voiture recommandée). Mais on vient à Amorgos pour ses randonnées (la moyenne d’âge des touristes n’est pas du tout la même qu’à Paros…) : il y en a pour tous les mollets, tous les poumons mais je garde de ses heures passées à battre les collines en respirant le thym et la sauge, sous le cagnât, le sentiment que l’île nous appartenait un peu.

Faut-il tout de même se rendre à Santorin, quand on aime les îles brutes et sauvages ? Malgré tous les défauts de Santorin (exploitation touristique débridée, prix ahurissants, villages avariés par les marchands du temple), elle est unique, exceptionnelle, assez magique en fait. Logez à Firostefani, rien que pour le plaisir d’arpenter la corniche jusqu’à Fira. Lorsque la nuit tombe, la féérie se met en marche, le coucher de soleil sur la Caldera méritant à lui seul le déplacement. Quant à la grande balade entre Fira et Oia elle vous laissera un souvenir mémorable.

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