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Le Présent Défini
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30 janvier 2014

Dans les rues d'Athènes

Athènes est bien souvent pour les visiteurs une porte d’entrée vers les îles où l’on s’attarde peu ; on y passe une nuit avant d’embarquer dans les ferries du matin, on visite l’Acropole au pas de charge avant l’avion du retour. Le périmètre rassurant déborde rarement du delta Syndagma, Monastiraki, Plaka, où le novice pose doucement ses marques. Et puis au fil des voyages, des passages, on ose sortir à pas feutrés du secteur balisé pour faire connaissance avec la ville, lever le regard, écouter, respirer, ressentir le juste tempo…

On peut par exemple s’éloigner de la si commerçante, si fréquentée et si standardisée rue Ermou (boutiques de fringues en enfilade, où s’affichent les logos des marques que l’on retrouve dans toutes les grandes villes d’Europe), en tournant à angle droit sur Athinas (οδος Αθηνας), la station Monastiraki dans le dos. Étonnant comme en trois cents mètres, on peut changer d’atmosphère ! Ici, pas de baskets ou de jeans tendance, mais un joyeux capharnaüm, des façades un peu fanées, du bruit, du trafic, de la vie, et des magasins de jardinage, de bricolage, des brocantes un peu toc, de vastes antres où s’entassent de la vaisselle, des fripes, de la déco vintage, de grands bazars poussiéreux. Sur les trottoirs, on slalome entre les bétonneuses, les gros bidons de lait et les cages à oiseaux. Nous, on adore ! Surtout que, bien avant d’arriver place Omonia, Athinas vous mène au ventre d’Athènes, aux Halles. Il ne faut pas avoir la narine sensible dans les rangées consacrées à la viande : l’odeur de barbaque, laissée à l’air libre, sature l’atmosphère et vous poisse le museau à vous secouer l’estomac ; les bouchers s’égosillent, ça bêle, ça brame, ça meugle, ça découpe, ça scie, ça tranche prestissimo ! Du côté des étals des poissonniers, j’en connais un qui salivait devant le banc des encornets, sèches, calmars, pieuvres, poulpes… et des petits poissons bien rangés.

Halles viande

De l’autre côté de la rue, les marchands de fruits et légumes jouent avec les couleurs des végétaux, alignent leurs produits au cordeau, sourient, vous interpellent, communiquent leur bonne humeur,  l’éventaire des fromagers laisse perplexe (mais combien de sortes de feta existe-t-il ?), les fruits secs et les épices adoucissent l’air de leurs senteurs douces et moelleuses. C’est un spectacle pour les yeux, les oreilles et le nez, qui peut vous ouvrir ou vous couper l’appétit, selon le sens parcouru.

Les Halles fruits

Olives et feta

 

Arrivé à Omonia, on peut bifurquer en biais sur la droite, en remontant Themistokleous (Οδός Θεμιστοκλέους) pour déambuler dans Exarchia (Εξάρχεια). Quartier rebelle et frondeur, contestataire, repère de ceux qui pensent un peu différemment et le font savoir - par conséquent aussi, lieu d’affrontements vifs avec les policiers -, Exarchia a su garder son caractère et ses particularités. Contrairement au Ve arrondissement de Paris, nul embourgeoisement ni reniement des idéaux, le coin reste le refuge des démerdars et d’une certaine forme de bohème (à des années-lumière de la « bobo attitude » parisienne). De vrais gens y vivent, s’organisent, affrontent les séquelles des plans de rigueur successifs, s’autogèrent, occupent les espaces, cultivent des jardins visiblement partagés. Nulle grisaille, neurasthénie ou prostration à Exarchia, la couleur, les œuvres d’artistes, les îlots de verdure, les murs peints, les banderoles racontent l’histoire et les combats du quartier. Alors, oui, il y a aussi comme une odeur « d’herbe » qui flotte parfois et d’autres substances ne seraient pas très difficiles à se procurer ici. Mais en plein jour, ce sont les petits cafés, les restos un peu branchés, les magasins de livres et de disques, les ruelles qui grimpent sec, les cours intérieures, la végétation un peu folle, qui donnent à ce petit espace un charme incontestable. 

ExarchiaExarchia 2

 

En parlant de livres, pour ceux qui cherchent des librairies pointues, c’est à la sortie du métro Panépistimio (ligne rouge) que vous trouverez votre eldorado. Le carré des rues Solonos, Asklipiou, Akadimias foisonne de librairies (l’université est tout à côté), grouille d’étudiants et de leurs professeurs. On ne soulignera jamais assez la gentillesse et la disponibilité des Athéniens : un professeur de mathématiques, rencontré par hasard parce qu’il nous avait entendu parler français, nous servira de guide et de traducteur dans le dédale des librairies, à la recherche d’un livre sur le Théâtre d'Ombres. Il nous consacrera une bonne demi-heure, interrogeant pour nous le responsable, nous conseillant, échangeant avec nous sans une faute de grammaire (cinq langues à son actif !), alors que son fils l’attendait patiemment. Quand on sait comment les touristes sont considérés chez nous et le niveau pitoyable d’anglais qui est le nôtre…

Si votre temps est trop serré pour cette balade, dépasser Monastiraki et allez flâner dans Psiri (Ψυρή), vieux quartier des artisans. De jour, les devantures débordent de marchandises, on découvre de vieilles boutiques de cuivre, des ateliers anciens, des antiquaires, des temples de la mercerie ou de la plomberie ; c’est un peu désuet parfois mais les habitants détournent aussi les objets d’une manière toute personnelle… le soir et tard dans la nuit, les bars et les restos à la mode s’ouvrent sur une ambiance on ne peut plus festive !

Psiri bobines

Psiri

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26 janvier 2014

Un dimanche à Égine – le temple d’Aphéa (Aphaia ou Αφαια)

Réflexion de Πουλακι μου : « T’as eu grand beau à Athènes ? Tu peux remercier Alcyioné ». Longues secondes de flottement et d’intense pédalage dans les méandres de la mémoire… mais oui, les jours alcyoniens (Αλκυονιδες ημερες), je les avais oubliés ceux-là ! La fille d’Éole et son époux Céyx, transformés en oiseaux pour s’être prétendus plus heureux qu’Héra et Zeus ! Alcyoné, contrainte de pondre ses oeufs en plein hiver et de voir ses petits mourir de froid, finit par obtenir la clémence de Zeus qui lui accorda en janvier quelques jours de soleil et de températures clémentes pour l'éclosion de ses oisillons. Au XXIe siècle, les Olympiens gardent toujours à leur manière un œil sur la vie des citoyens grecs ; ces télescopages sont absolument savoureux !

Et lorsque l’on se réveille sous un ciel bleu tranchant un dimanche matin, prendre l’air à Égine s’impose – d’autant plus qu’il y en a un dont le moral atteint des sommets de béatitude dès qu’il met le pied sur un ferry. Métro ligne verte, arrêt Pirée, billets, direction Gate 8… et là, notre ignorance des usages nous a définitivement recalés dans la catégorie « touristes neuneux ». J’ai dû arpenter à fond de train ce quai à la recherche du ferry dans tous les sens avant de comprendre qu’un petit « Dolphin » vert n’est pas un gros cachalot façon « Blue Star Ferries » et qu’il ne nous attend pas sagement en se dandinant sur l’eau. Prévu à 11h, il s’est pointé à 10h55 et est reparti aussitôt.

Vers Egine

 

Le port d’Égine est bien agréable, inondé d’un soleil qui teinte les murs ocres de nuances miel, avec sa chapelle moult fois photographiée, ses marchands de pistaches et son petit marché aux poissons.

Egine

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Faute de bus, nous négocierons un aller et retour en taxi au temple d’Aphéa, qui forme avec Sounion et l’Acropole le triangle sacré. Nous serons seuls sur le site durant les 45 minutes que nous passerons à tourner autour du temple dorique, ne nous lassant pas de voir jouer la lumière sur ses colonnes. Construit au sommet d’une colline, le temple d’Aphéa est en fait un sanctuaire, où, dès 1300 ans avant notre ère, un culte était rendu à une déesse-mère, selon les statuettes mycéniennes retrouvées. Trois temples y furent construits successivement, le dernier, très bien conservé, vers 500 av. J.C. Aphéa, de son vrai nom Britomartis, serait une nymphe crétoise poursuivie par Minos, recueillie en mer par un pêcheur qui l’emmena à Égine, et qui finit par se cacher des assiduités des hommes dans les bois de l’île où elle disparut pour toujours : elle devint "Αφανης", "celle qu'on ne peut plus voir". Ce culte se confondit ensuite avec celui d’Athéna, qui ornera les deux frontons du temple en leur centre.

Temple d'Aphéa - Egine  Temple d'Aphéa - Egine

La relative bonne santé du temple permet de visualiser facilement son état d’origine et d’y reconnaître les différents éléments : comme le commun des mortels ne pouvait passer la porte sacrée, une galerie, un périptère, permettait d’en faire le tour (6x12 colonnes) ; au centre, on distingue la salle principale, le naos, et sa rangée de colonnes surmontée d’un second étage de colonnes ; c’est dans cette antre consacrée que trônait la statue de la déesse Aphéa, recouverte d’or et d’ivoire. Le site est réellement magnifique, la vue sur la mer par temps clair, superbe, et on n’arrive pas à se décoller de ce lieu magnétique quand aucune voix humaine ne vient troubler le silence. Sans doute aussi parce que la main de l’homme du XXe siècle a su rester discrète (contrairement au Parthénon) et que l’on se dit qu’il a sans doute encore des nymphes ou des déesses pour venir humer le vent chaud qui caresse la pierre blanche à l’en faire frémir …

Temple d'Aphéa - Egine  Temple d'Aphéa - Egine

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19 janvier 2014

Kali Orexi ! Καλή όρεξη στην Αθήνα - Χειμώνα 2014

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Si l’envie de la Grèce vous picote l’épiderme quand il fait détrempé et grisounet à Paris sous les flots, nul besoin de béer devant votre calendrier en attendant des jours soleilleux. Athènes en hiver est le bon plan pour se remettre du bleu partout. Je ne sais pas si nous avons eu beaucoup de chance ou si chaque année nouvelle s’ouvre sur  un climat aussi radieux mais je ne m’attendais pas à cette caresse de l’astre solaire, à ces températures printanières, et à ce ciel azuréen. Certes, il a plu à seaux très généreux le dernier jour, mais Nauplie sous la pluie, c’est tout aussi joli. Cependant, laisser choir pull, écharpe et caban pendant 8 jours était inespéré.

Pour les coutumiers d’Athènes entre mai et septembre, le contraste avec la ville en janvier est saisissant. On y respire enfin ! Oublié le galimatias de langues, l’oreille ne perçoit qu’une mélopée grecque, les sites archéologiques n’attendent que vous ou presque,  les rues sont d’un calme impressionnant, Plaka est silencieux à 21h (!!!) et dans les tavernes, vous vous retrouverez bien souvent les seuls touristes. Les tauliers finiront fréquemment la soirée à votre table, corrigeant gentiment vos fautes de grec (désespérant, je n’y arriverai jamais !), souvent amusés de la vision un peu trop culturelle et passéiste de leur pays que les Français trimballent avec eux. Et le fait de résider une grosse semaine, permet d’être plus curieux gustativement et de laisser les incontournables Palia Taverna tou Psara et autres Scholarchio Ouzeri Kouklis pour de nouvelles rencontres.

 

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Evcharis, Adrianou 49 Monastiraki

Testé au déjeuner et au dîner. De l’ambiance, vu l’importante fréquentation. La salle du fond sous verrière est bien engageante avec sa jolie déco, musique le soir. Très bon agneau au four en papillote (arvaki), salades très fraîches. Beaucoup plus de Grecs que de touristes malgré l’adresse.

Dia Tafta, Adrianou 37 Monastiraki

Dans la même rue que le précédent, un peu plus loin lorsque l'on va vers la station Thissio. Malgré des chaises de paille inconfortables au possible, bon repas de taverne, sans surprise mais réconfortant. Assiettes généreuses, trois mezzés sont suffisants pour rassasier le soir deux estomacs.

Ciccus, Andrianou 31 Monastiraki

Ciccus est le lieu où nous prenons souvent un verre (pas sur sa terrasse très fréquentée mais à l'intérieur, sous sa verrière, pour la déco), ouzo pour J-P, Spritz pour moi. Coincés un soir de fin septembre par un temps exécrable, nous y avons dîné, faute de pouvoir mettre un pied dehors sans être immédiatement douchés. La carte est plus "moderne" que les tavernes habituelles et nous avons été assez étonnés de la qualité des plats, et surtout par la carte des vins (attention, l'addition peut très vite s'envoler). Un plan B qui s'est révélé plus que convenable.

To Steki tou Ilia, Eptahalkou 5 Thissio miam-45

Pas facile à trouver, cette psistaria ! Prendre à droite, dans le chemin sous les arbres, juste après la station de métro, ne surtout pas remonter Apostolou. Vous ferez un saut dans le temps et l’espace. L’établissement semble ne pas avoir bougé depuis des décennies, avec ses nappes à carreaux, ses murs couverts de lambris et ses tonneaux en hauteur. C’est grec de chez grec, ça parle haut, ça fume beaucoup et ça boit sec. Courte carte, les locaux viennent pour les païdakia de haute volée. J’en connais un qui s’en lèche encore les doigts… Deux merveilles trouvées dans la traduction très poétique des plats en français : Tirokafteri devient trempette dans le fromage épicé et les Païdakia,  lait de brebis... le repas n’a pas commencé mais vous êtes déjà de bien belle humeur…

Nikitas, Agion Anargyron 19 Psiri

Ne cherchez plus To Zidoron, juste à côté, remplacé désormais par un café

Bonne cantine de déjeuner, blindée à partir de 14h30 par les employés du coin. Plats du jour à la craie sur l’ardoise murale, pas toujours faciles à déchiffrer. Le plus simple, aller en cuisine et choisir sur place. Service souriant. Boeuf mijoté à la tomate et aux petites pâtes (kokkinisto me kritharaki) goûteux.

To Krassopoulio tou Kokkora, Esopou 4 Psiri miam-45

Voilà le genre d’endroit comme on les aime, où on se sent bien sans savoir pourquoi, où l’on revient sans se poser de question. Un lieu vite familier, où l’on a l’impression de dîner depuis des lustres, comme en famille. Très belle déco de chineur bien chargée (transistors collector, vieilles horloges, gravures de mode, affiches d’époque - en tout cas pas de la notre -, photos des années cinquante, certaines un peu coquines mais il faut s’approcher de très près pour le voir), bref, plus une place sur les murs. Produits d’excellente qualité (tourte à la courgette succulente, poulet au yaourt et au miel fondant, plats aux saveurs de l’Asie Mineure, desserts maison) et vin chaud à la cannelle en pousse-café. Propriétaire avenant qui aime papoter avec les étrangers et éclairer la crise grecque de ses réflexions toutes personnelles. Gay friendly aussi.

Pour prendre un verre, avant ou après, The Party, plus haut en remontant Karaiskaki.

Psistaria Achilléas, Valtetsiou 62 Exarchia

Taverne de quartier, fréquentée par les habitués et ce jour-là par quelques prof's de fac. Service un peu bourru mais l’assiette de briam nettoyée en cinq minutes mettra le sourire aux lèvres du serveur. Bons mezze. Sans surprise mais couleurs locales assurées.

Athinaïkon, Thémistokléous 2 Omonia

Vieille taverne fondée en 1932, où l'on croise touristes et locaux. Bon assortiment de mezze, plats copieux, bonnes ondes, on en redemande et on y retourne.

O Andreas, Themistokléous 18 Omonia

Toute petite ouzeri cachée dans une ruelle qui coupe Themistokléous sur sa gauche, lorsque l'on descend d'Exarchia vers Omonia. On y vient pour sa longue carte d'ouzo, ses produits de la mer très frais (sardines, poulpes, calmars...) et son atmosphère vraiment grecque (pas un seul touriste à chacun de nos passages). Une bonne taverne de quartier où il fait bon se poser aussi sous l'auvent, quand la pluie tombe à pleins baquets.

Paradosiako Oinomageirio, Voulis 44A Syndagma/Plaka

Á deux pas de la floppée d'hotels des rues Apollonos et Mitropoléos, toute petite taverne familiale sympathique, grecque à l'heure du déjeuner, fréquentée par les touristes le soir. Plats classiques et simples, poissons du jour, pas chers et copieux. Mais un peu bruyant car situé en angle de deux rues très fréquentées.

O Tzitzikas kai o Mermygas, Mitropoleos 12-14 Syndagma

Changement d’ambiance avec un resto plus jeune dans sa déco design et ses plats plus originaux. Salade d’épinards bien troussée, mille feuilles de légumes entre deux fromages de mastelo, feuilles de vigne fines et parfumées, riches d’herbes et de feta, une cuisine moderne et légère. Tsipouro avant le dîner, liqueur de mastic à la sortie. Desserts au poil !

The Greco's Project, Nikis 9 Syndagma

Si votre ferry arrive au Pirée vers 15h30, que vous avez huit heures de traversée à jeun dans les jambes et que votre petit-déjeuner pris à 6h00 pour semble bien loin, où grignoter dans le quartier de Syndagma vers 17h, après vous être dessalés sous la douche à votre hôtel ? Trop tard pour un vrai déjeuner, bien trop tôt pour un dîner, pas envie de sucre à la pâtisserie du coin, nous avons donc tenté ce nouveau lieu à l'angle de Mitropoléos et de Nikis. Un peu branchouille, mais l'assiette, sans être transcendante, s'est révélée honnête et pas chère. 

Sardelles, Persephonis 15 Gazi

Comme son nom l'indique, taverne de poissons de bonne tenue dont les prix varient selon le produit de la mer que vous choisissez. Il y en a pour tous les goûts, toutes les bourses, selon l'arrivage du jour (poissons frais, mais aussi salés ou fumés). Pour les viandards, alternative carnée avec Butcher Shop à côté, appartenant au même proprio.

Kanella, Konstantinoupoléos 70 Gazi

Resto découvert par hasard en arpentant le quartier. Rien à voir avec une taverne, il s'agit d'un lieu lumineux à la déco tout à la fois simple mais tendance. La carte est imaginative et propose des assiettes plus originales que la sempiternelle horiatiki et autres tiropites ; très bons plats de pâtes, viandes sautées relevées, salades sympas, saveurs méditerranéennes bien marquées en bouche, c'est vif et bien troussé. Service cool et souriant.

Odos Mitropoléos et Apollonos alignent un bon nombre d’hôtels (Amazon, Central, Hermes, Plaka…). Si comme nous vous faites la moue devant les petits déjeuners aseptisés, allez réveiller vos papilles à la pâtisserie Chatzi - καφεζαχαροπλαστεία Χατζή (5 odos Mitropoléos). D’accord, le service est souvent limite mais les employés doivent à la fois servir rapidement les habitués de leur café matinal préféré et supporter les atermoiements des touristes perdus devant les vitrines de  gâteaux, de feuilletés, de riz au lait, de crèmes… et qui demandent des doubles expresso, des oranges pressées et des yaourts au miel alors que la queue s’allonge, s’allonge… hein J-P, y’en a un à qui ça parle ??? 

Toujours pour les becs sucrés, deux adresses de choix à Nauplie, Glykos Peirasmos, 10 Plapoutos et la pâtisserie Katsigiannis, 18 Staikopoulou, après le café qui fait l’angle où se retrouvent les jeunes. Chez la première, on savoure des bouchées de pâte d’amandes d’une finesse à rouler par terre et des biscuits craquants croquants gourmands. Chez la seconde, vous entrez dans le temple des gâteaux orientaux (pâte filo, miel, noix, miel, pistache, miel…). J’y suis venue un peu par hasard, avec les dents en avant après 2h30 de bus depuis Athènes et la simple tyropita était déjà renversante de délicatesse, certainement la meilleure jamais dégustée. 

 

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